La communication non violente, une des clés?

« La communication non violente, ce sont le langage et les interactions qui renforcent notre aptitude à donner avec bienveillance et à inspirer aux autres le désir d’en faire autant. »

Marshall B. Rosenberg

Prenons l’exemple de Marc, il intègre une nouvelle entreprise et ce avec beaucoup d’enthousiasme.

Un de ces collègues, Tony, est très sympathique avec lui et ce dès le départ.

Lorsqu’à un moment donné, l’atmosphère n’est plus la même. Tony est de moins en moins communiquant et devient même presque désagréable avec Marc.

Tony imagine toute sorte de complots venant de sa direction, et commence à craindre pour sa place au sein de l’entreprise. En fait, il pense que Marc a été engagé pour le remplacer.

Marc commence de son côté à ne pas trop apprécier travailler avec Tony, il le trouve froid et se rend compte qu’il commence lui aussi à se sentir menacé.

Un jour Marc prend les devants et va parler avec Tony, lui précise qu’il est son coéquipier et qu’il sera toujours là pour l’aider si besoin. Que cette position de coéquipier ne changera pas! Il lui adresse ce message sur un ton doux et rassurant.

Pourquoi Marc fait-il cela? Une envie simple et bienveillante car il sait qu’au final il y a du bon en chacun de nous.

Il s’est rappelé qu’il ne fallait rien prendre de façon personnelle.

Conclusion?

Tony se sent rassuré et les rapports entre ces deux personnes se sont améliorés.

La plupart du temps, nous nous faisons des films et ne prenons pas la peine de communiquer.

A force de ne pas communiquer, les rapports sont de plus en plus difficiles et une pseudo réalité s’installe.

Une réalité selon laquelle, Tony est désagréable et même méchant aux yeux de Marc, et Marc est une menace pour Tony.

Le sujet est vaste et le réduire en un seul article serait très réducteur.

Plusieurs éléments entrent en compte et je les résumerai par cette notion, « LA CARTE DU MONDE »

Nous avons tous une idée personnelle de ce qu’est la réalité!

« Tout ce que je sais c’est que je ne sais rien »

Socrate

Nous analysons l’information que nous recevons au travers de différents filtres qui nous sont propres.

Prenons le cas suivant:

Lucie est la nouvelle collaboratrice de Pierre. Lorsque Lucie reçoit une formation de Pierre, tout lui semble évident et du coup elle ne pose pas beaucoup de questions.

Pierre donne la formation à Lucie mais quelque chose lui fait penser que Lucie ne s’intéresse pas vraiment. Elle ne pose pas de questions.

Pour Pierre si l’on s’intéresse vraiment on pose des questions.

Pour Lucie, pourquoi se forcer à poser des question puisque Pierre est si bon formateur.

Imaginez que Pierre garde cela pour lui, quelle image a-t-il de Lucie?

Rajouté à cela un peu de stress chez l’un ou chez l’autre, un peu de fatigue…

Vous voyez où je veux en venir?

Méthode DESC:

La méthode DESC que j’ai apprise dans ma formation de coaching ICF, est une méthode efficace pour exprimer un ressenti de façon bienveillante.

Méthode en détaillée:

  1. Description: Décrire la situation, les faits. Sans jugement de valeur et sans opinion
  2. Expression: Exprimer le sentiment que ce comportement génère chez vous
  3. Suggestion: Suggérer un autre comportement ou demander lui quel comportement serait le plus opportun
  4. Conclusion: De façon positive décrivez l’impact de ce nouveau comportement suggéré

« MOKUSATSU »

Un seul mot qui couta la vie à plus de 220000 personnes…

La guerre du Pacifique, qui mit face à face Etats-Unis et Japon durant la deuxième guerre mondiale, fût d’une extrême violence. 

Le 10 juillet 1945, les Japonais torpillent le cuirassé US “Indianapolis”.

Le navire coule, emportant vers le fond 300 marins vivants prisonniers de sa carcasse. Les 900 survivants connaîtront aussi un sort peu enviable: sur des canots, ils sont attaqués par des hordes de requins. Sur 1196 membres d’équipage, 879 sont morts. C’est le pire drame de l’histoire de l’US Navy et le dernier épisode d’une guerre à laquelle les USA veulent mettre fin au plus vite, face à la détermination absolue des Japonais.

Ils ont la possibilité d’arrêter la guerre: ils disposent d’une nouvelle arme, la bombe atomique. 

Les américains sont déterminés à l’utiliser, si la situation s’enlise.

Ils envisagent d’abord de toucher Kyoto, ancienne ville impériale dont le patrimoine est exceptionnel. Ils abandonnent cette option et choisissent trois cibles: Hiroshima, Nagasaki et Kokuka. (Elles seront, dans l’ordre , les destinations de ces bombardements atomiques.) 

Lors de la conférence de Postdam, les USA lancent un dernier ultimatum aux Japonais, réclamant la capitulation sans condition. 

Le premier ministre japonais, Suzuki, favorable à la reddition, utilise un mot très ambugu pour répondre à l’ultimatum : “ MOKUSATSU”. 

“MOKUSATSU”, en japonais, c’est un mot qui en comprend deux : “ Silence” et “ Tuer”.

Et il a deux significations: 

– “s’abstenir de tout commentaire”

ou bien

– “fin de non recevoir totale”

Suzuki voulait en fait temporiser: il attendait l’entrée en guerre de la Russie, pour être en position plus favorable pour tenter de négocier, et il voulait aussi calmer les ardeurs de ses militaires.

C’était donc “s’abstenir de tout commentaire”

Mais au contraire, les traducteurs américains comprirent cela comme “fin totale de non recevoir”.

On sait ce qu’il en advint: Truman décida de lancer la bombe atomique, l’Enola Gay” s’envola le 6 août 1945 et bombarda Hiroshima.

Trois jours plus tard, ce fût le tour de Nagasaki . 

Bilan: 220.000 morts. 

Je vous repose la question autrement…

Est-il essentiel d’apprendre à communiquer clairement?

David Talamvekos

Partagez cet article :

Facebook
Twitter
Pinterest
LinkedIn

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.